2022: Congratulations, you survived.

Salutations lecteur perdu dans les méandres de l’internet.

Il est possible que tu connaisses ce contrat annuel de l’éditorial lyrique et imbibé; tradition née de l’esprit déjanté d’un jeune qui croyait avoir des choses à dire, rien à perdre et 3g dans le sang. Si tu viens pour ça, assieds-toi, on va démarrer, en français cette fois-ci mais toujours dans le plus grand n’importe quoi.

Si tu es là par la force du hasard ou la puissance du clic facile d’un réseau social probablement minable et géré par des étrons diaboliques, hello there, prends un verre, ça va bien se passer, sinon tu peux partir aussi, tu gagneras du temps.

Wow putain j’étais pas prêt.

On va pas se mentir, 2020 a pas été top moumoute mais on taffait, on avait des projets d’avenir du monde d’après et on espérait un peu, mais wallah 2021 sa grande daronne la proctologue de Youtube, on a pris la giga batte de baseball Belladonna Signature Edition dans le fiak façon OnePunchMan.mp4. Je ne suis pas tenté par le fisting, probablement parce que j’ai pas trouvé la personne de confiance, mais le double double avec verre pilé et granules d’uranium fraîchement sorties du four… Bordel de merde, c’était quelque chose comme roller coster.

Malgré tout, on a survécu et il faut un peu s’en réjouir; bon ok on s’est fait défoncer bien comme il faut, mais on est pas mort, même si on va pas dire merci aux cons divers et variés qui n’ont pas aidé et qui ont emporté certains des nôtres (ceci aussi devra être adressé un jour). Je veux bien essayer d’être paix et amour de Moussif, Lumière du Monde, mais à un moment y en a bien quelques un-e-s que je claquerais à flan de montagne juste pour entendre le craquement de leurs os en écho dans ma Vallée d’Aspe. Ouais, c’est pas bien et c’est pas gentil, mais même si Wölrajh était un putain de démon psychopathe, au moins il savait se faire plaisir. Et puis avouons qu’on en a un paquet qui méritent, je vais pas déballer la liste, sinon ça va être long et chiant (CTB Charly), mais si on est tous le con d’un autre, y en a quand même qui sortent du lot avec aisance et aplomb. Bref, GGWP No Re, 2020 savage aka 2021 est passé, à un cheveux (le premier qui fait une vanne sur mes veuchs j’lui fais bouffer mes coudes), mais c’est passé quand même.

Once More With Feelings.

Qu’il soit établi comme fait absolu qu’aucune boite, mission, projet, rêve ou vie ne peut tenir debout sans dégât quand tout se casse la gueule autour de toi. Oh le Domino Master là, on se calme, je veux bien un peu de sport pour la forme et le challenge, j’ai bâti mon business là dessus, mais je suis pas chaud pour crever la gueule ouverte et passer 8 mois en survival mode. Y a d’quoi se faire de cheveux blancs et un infarctus avant 40 ans bordel et il n’en est pas question. Du moins plus, parce que le survival mode, incroyable terme définissant un état mental de survie avancée qui rend à peu près fonctionnel aux dépens du reste du spectre mental, j’ai compris que j’en bouffais 6 à 8 mois par an chaque année depuis trop longtemps. Et j’ai plus envie.

Je peux toujours le faire, merci la super résilience du cul qui fait fapper sur Linkedin et le mental en alliage Titane/Or, mais comme pour tout, à un moment c’est plus fun et ça coûte cher. Personne ne viendra payer les factures accumulées de fatigue, d’angoisse, de stress ou d’épuisement mental quand le butler de l’enfer te demandera si tu paies Cash ou AmEx. Et j’ai mis du temps à le comprendre, même si on me l’a expliqué longtemps. Quand sur 12 mois tu passes 2 mois et demi à bouffer des antibiotiques et des painkillers qui te défoncent parce que ton corps te lâche de la plus sale des manières, 6 à te demander si tu vas faire un AVC quand t’as des flash lumineux et 50% de tes nuits de 5h occupées par des terreurs nocturnes, c’est que t’as trop tiré sur la corde. Faut pas faire ça hooman, c’est grave de la merde, et reproduit sur 3/4 ans avec une précision métronomique, ça fait de la : CASSE.

Bullshit Doesn’t Sparks Joy.

Ouais, retour du radotage, même conseil que toutes les putains d’autres années, lève le pied pour pas crever pour rien. Si ça suit pas autour de toi mais qu’il faut puller pour 3, payer pour 4 et qu’au final t’es éclaté au sol et que tout le monde s’en tamponne l’encornet avec une poêle à frire, c’est qu’il faut changer de crèmerie ou remettre l’église au milieu du village, de préférence sans y pendre un mec par la peau des burnes dans le process. Plus facile à dire qu’à faire j’entends bien, mais hey, si personne s’est retrouvé avec une bastos derrière la nuque cette année alors que c’était plus facile pour moi que d’encaisser et fermer ma gueule, toi aussi tu peux survivre et tanker sans tomber.

Manu le groomé l’a dit, “nous sommes en guerre”. Il est gentil avec sa tête de pine de serin, son absence de clignements de sociopathe et sa dégaine de Choriste Jésuite qui colle les pages de Challenge en scred de maman, mais le garçon a pas la queue de l’idée de ce que qu’est la galère, le -500 € le 10 du mois, les huissiers au cul et de l’eau dans la télé tellement les fenêtres ferment pas. La guerre chez les gens qui vivent en dehors des rapports comptables et des chiffres, c’est bosser à crever, se masturber sur Linkedin pour montrer qu’on est open to business, poster des trucs merdiques qui ont moins de sens qu’un mec qui joue de la trompette avec son cul, et espérer qu’un autre humain aussi paumé que toi vienne te parler d’avenir et te proposer des trucs qui sentent un peu la vie. Des clowns qui gigotent pour un peu d’attention et de survie, des missions mal payées 6 mois plus tard sans excuses ni frais de recouvrement obligatoires, se faire jeter comme la dernière des merdes parce qu’un autre clown a réussi à être plus drôle/bandant pendant 3 minutes de plus, c’est le quotidien d’un paquet de gens.

T’auras beau chercher un sens, tout ce que tu trouveras ressemblera de près ou de loin aux dents acérées d’une immense machine à pomper de l’air et broyer de la chair humaine. “Non mais tu vois, on veut des trucs qui ont du sens, mais il faut nous adapter à notre public, trouver la source qui inspirera le mood pour créer un flow” ou le fameux “on aimerait restructurer le workflow et les process afin d’optimiser l’input et pouvoir driver l’avenir” — je sais pas combien de fois j’ai entendu ces takes ou des trucs approchants, mais à chaque fois j’ai le même retour de bande audio qui me revient avec la voix de Samuel L. Jackson et qui crie “BITCH PLEASE”.

Chaque fois que ça sonne, je sais d’avance la tournure que ça va prendre. À +/- 6 mois, zéro résultats, ça veut y croire encore, mais Lara Fabian chante pas assez fort et personne se lève. À +/- 12 voire 18 mois en général c’est le moment où on me rappelle pour faire un bilan, et of fucking course soit le truc est plus dead que l’Encyclopedia Dramatica, soit y a encore des morceaux sur les murs que personne a osé décoller et non seulement ça sent pas bon, mais on te demande si tu peux nettoyer.

La Faute Ă  la : Branlette.

Donc ton serviteur est souvent devant un truc oscillant entre une sépulcrale qui sent le vieux cul et un remake de Braindead avec double dose de crème anglaise, et il faut une solution miracle à un crash annoncé, genre le mec s’est shooté la gueule avec des chevrotines mais je dois faire neurochir, nécromancien, prêtre et Dany Lari en sortant un lapin, une lambo et la Papesse Jeanne de mon chapeau. Est-ce que tout était prévisible ? Oui. Est-ce que tout était évitable ? Absolument. Est-ce qu’il y a un sens dans le fait de faire exploser un projet / une boite / un pôle parce que Jean Michmuche a passé trop de temps à Ray Tracer de la poudre dans les chiottes ou parce que Super Dudebro voit l’avenir dans ses rêves mouillés ? N.O.P.E.

Vous comprenez donc pourquoi le survival mode s’active plus vite chez moi qu’une balle de 44 traversant une cloison en BA-13 et fait autant si ce n’est plus de dégâts en sortie et pourquoi ce n’est plus tenable. Alors quand au milieu des merdes du quotidien de tout un chacun on ajoute les mêmes astronomiques têtes de bites aux manettes d’un pays, c’est le draaaame. Je vais essayer de la faire courte parce que notre paysage politique actuel varie entre “à foutre en taule”, “à foutre en maison de retraite” et “à foutre sous un char Leclerc”, mais quand les mêmes crétins font la même merde à l’échelle de 60 millions de gens, on en arrive à un niveau de dégâts astronomiques.

Evidemment aucun responsable, aucun coupable,”on pouvait pas savoir”, mais plein de similis-clones ratés essayant de t’expliquer qu’ils feraient mieux, parce que rien ne va mais qu’eux savent. Seule ombre au tableau, ils savent que dalle, n’écoutent pas plus que les précédents, ont un égo tout aussi bouffi par l’ambition, le vice et les certitudes, avec un soupçon de haine de l’autre bien comme il faut, parce qu’on est en France, le pays qui se couche comme Mai-Li pour une bonne baise avec les heures les plus sombres de l’histoire. Et 2022 va sentir encore plus fort le rance de ce côté là, va falloir balayer devant sa porte et si l’odeur part pas, faudra aérer, ventiler, pulvériser. Appelons poliment ceci “les gestes barrière” sauf que là on balance le gel et qu’on craque une allumette histoire de bien niquer le virus un bon coup.

Mais dans les faits, le problème initial reste le même : La branlette va finir par nous tuer. Entre les Start Up Nation à deux balles qui se rêvent en Musk et arrivent pas à faire leurs lacets seuls, les Cryptocons qui s’enchaînent volontairement à de la merde et sont plus forceurs que des straight edge dans un concert de Punk, les néocons aka nouveau nazis mais sans la petite moustache qui marchent à la haine de l’autre et ne proposent que souffrance et asservissement, il reste deux ou trois glandus pas non plus foutus de gouverner une amap sur une péniche et qui feront pas plus de 3% vent dans le dos et Ariane 5 au cul. C’est pas brillant quand même, ça fait un moment que le vol noir des corbeaux dépassé les plaines pour prendre quartiers dans les bureaux cossus avec des costards bien taillés.

Ouais mais on fait quoi ?

Alors contrairement à la horde de connards qui vont essayer d’en appeler à tes plus bas instincts, j’ai pas de solution pour sauver la fronsse. Enfin si mais ça impliquerait du travail manuel, un exorcisme, un bateau, la Fosse des Mariannes et des pals tous les kilomètres, mais vous êtes globalement pas prêts pour ça, on en reparlera plus tard. Malgré un pragmatisme avancé et un caractère de merde, j’essaie bon an mal an de toujours évaluer les options, et putain cette année à part tanker et voir comment ça tourne, là j’ai pas de super idée sortie du cul du lapin lui-même sorti du chapeau. C’est velu là comme défi, 2021 Savage, perso je suis pas stuffé, je sors à peine de la frontière avec le pays des morts où j’ai annulé mon billet et récupéré mes 3 pièces que déjà faut prévoir de pas finir recuit sur une croix en feu pendant un pogo chelou de la bande à Gargamel. Mollo les mecs, j’aime bien les SoulsBorne mais j’ai pas demandé une run sub level 1 no item par un pervers narcissique, j’ai déjà fait et ça m’a coûté 9 mois de burnout, 20 kg et une violente envie de fourrer un Hobbit avec des bâtons de dynamite.

Non, là le bouclier c’est pas si con comme idée, mais on peut rajouter un truc que j’avais jamais vraiment percuté jusqu’à récemment. Les racines c’est pas de la merde. Que tu viennes de Pen Dach’ ou de l’autre côté du fond du monde, avoir des racines et les connaître c’est pas mal du tout. Certes, je te l’accorde ça fait vachement bisounours Poutou Président, mais le gars Philippe a pas tort, on est tous des métèques de quelque part et c’est ça depuis toujours. J’aime beaucoup les mecs qui hurlent à la peur communautariste, et quand tu grattes c’est les premiers à aller faire des gros ronds de jambes chez les guignols qui ont majoritairement fait fuir de peur ceux qui sont venus ici. Non parce que le double discours on va en bouffer, surtout quand t’as au programme un plan de que dalle pour améliorer la vie des gens mais 100% pour remplir les poches de ceux qui ont payé les campagnes.

Alors Micheline, on fait une salade.

Si tu te rappelles d’où tu viens, sans embellir ton histoire, sans récrire le sale ou effacer l’indigne, y a moyen que tu sois plus heureux malgré la merde qui continue d’arriver à la chaîne. C’est du boulot sur soi-même hein, faut écoper pas mal, dépiler les trucs qui sentent parfois pas bon mais comprendre d’où tu viens aide à savoir qui tu es. L’identité est individuelle, familiale, communautaire et en tout dernier lieu nationale. Parce qu’une nation n’est jamais qu’une immense salade composée de feuilles souvent venues de plantes différentes, de croûtons plus ou moins grillés et épicés, de légumes colorés, d’un peu de frometon et d’une bonne rasade d’huile pressée à froid.

Et avec ça t’as de la couleur, de la saveur et t’es un peu heureux, parce que chaque péquin que tu croises il fait une salade différente chez lui, et parfois tu goûtes et t’ajoutes à la tienne, et tu rajoutes une bonne rasade d’Armagnac, des pignons de pin et un peu de foie gras hein. 2000 ans d’Histoire nationale résumée par Maïté, j’avais pas prévu ça mais avoue, au pire t’enlèves ce que tu bouffes pas, mais ça a quand même de la gueule.

Donc quand un abruti pétri de complexes et de honte vient me dire que ma salade composée c’est que de la laitue, du vinaigre d’alcool et de l’huile de tournesol, déso pas déso, je mâche, je recrache et je lui fais bouffer.Non parce qu’on en est à entendre un juif-arabe qui aime pas les arabes, tout en étant supporté à fond par des mecs qui aiment ni les juifs ni les arabes mais lui ils l’aiment bien parce qu’il aime pas un truc qu’ils aiment pas. Super le tronc commun bordel, “ouais on va virer les noirs, les arabes, les juifs, les wokes, les gauchiasses, les trucmuche machin + là, pis on aime pas non plus les pauvres donc on va les foutre au travail façon STO”.

Hey Francis Küntz, c’est pas Groland ici, ça fait rire personne, si tu fous tout le monde dehors, il va rester que tes potes et toi, et déjà que niveau neurones et chromosomes ça sent déjà moyen les connexions transversales, va pas falloir longtemps à votre projet avant de vous retrouver entre unijambiste bigleux. Va falloir vous calmer les Darty Papa là, ça vient à 40 avec des beaux tatoos mais ça carapate comme des souris, ça sort le ceinturon pour tabasser des meufs mais ça va pleurer à la soldatesque casquée sympathisante, ça joue les supérieurs, ça a la gueule des posters “Untermensch” que vos copains collaient sur nos murs en 40.

History Channel.

On a pas tous eu des familles faciles, aimantes ou glorieuses, mais c’est pas parce que papi était une merde de collabo ou que tonton Gégé est une grosse merde raciste que toutes tes origines sont à foutre au feu. La famille c’est souvent la merde, ce début de siècle exacerbe la connerie plus vite que je perds mes veuchs, mais avant les cons y en avait d’autres, parfois moins cons, parfois carrément cools et ça vaut le coup d’aller voir dans le tas d’où tu viens. Même si c’est loin, même si c’est pas la grande métropole huppée, que ça sent le crotin et l’accent qui fait pas bien sur Teams, va voir. Va voir les pignoufs d’où tu descends, ils t’aideront à voir où tu vas en te disant d’où tu viens.

Je suis rentré dans mes montagnes après 40 ans dans un coin où je suis né mais où je ne me suis jamais senti chez moi, où on m’a dit “expatriez-vous quitte à revenir plus tard” quand la misère et le désarroi défonçait mes portes, où on me regardait de travers parce que j’étais pas comme les autres et où majoritairement, hormis quelques vieux de la vieille, j’étais un étranger chez moi. Et je suis plus blanc que le cul d’un Banh Bao pas cuit dans un bled qui prônait le nationalisme et la recherche des racines. Bah ok fuck it, quand une merde de plus a fait qu’on a dû partir, on est rentrés aux origines, et là on a recontré des gens comme nous sur une terre qui nous a enfin donné le sentiment d’être chez nous. Y a des arabes, des noirs, des asiats, des mamies voilées qui prennent le bus à côté de mamies bien blanches et qui s’entraident pour monter les marches. Bordel ça dit bonjour en souriant, ça prend le temps de regarder les bords du Gave, ça te demande si t’es nouveau dans le coin et si t’es heureux ici, si tu as besoin de quelque chose, c’est un putain de pays de bisounours où les gens vivent entre eux, chez eux, tous chez eux.

Et bah c’est putain de plaisant et c’est probablement la première fois de ma vie que je me suis senti aussi Français, dans une communauté où on s’en tamponne de ta gueule mais où on te demande d’abord si la terre est bonne avec toi et si tu te sens chez toi, quelle que soit ton faciès, ta dégaine ou ton âge. Et c’est peut-être ça le vrai bouclier pour tanker 2022, un peu d’espoir, un peu de terre où on se sent chez soi et une main tendue à ceux qui n’ont pas encore les pieds sur une terre qui n’est pas encore bonne avec eux. Ces gens là sont Français, ils pourraient être Norvégiens, Croates ou Espagnols,ils sont venus ici, ils sont chez eux et moi, l’expatrié, je suis rentré dans un chez moi qui m’attendait sans rien dire.

Allez casse-toi maintenant.

Comme chaque année, mon paternalisme désuet revient pour te prodiguer quelques conseils de survie pour résister aux aléas qui viendront taper sur ton pare-chocs. Je ne te parlerai pas longtemps du truc qui nous fait mondialement chier depuis 2 ans, y a des solutions, elles sont pas prises à temps ou correctement, on va encore en chier donc reste chez toi si tu le peux, refuse les demandes qui te mettent toi ou tes proches en danger et surtout, ne crois pas que la merde va passer vite ou devient moins risquée malgré les apparences. Protège-toi, protège les autres, claque un antivax dans un mur ou sur un trottoir s’il t’emmerde, de toute façon quand Kappa, Xi ou Omega débarqueront, ils se feront faire le cul on aura pas assez de Cheh en stocks pour les Darwin Awards.

Prends du temps, le télétravail c’est bien mais les horaires fixes et fermer la boutique c’est mieux. Prends des vacances, je le fais pas assez et après j’arrive en septembre avec une envie d’caner plus forte que quand j’ai maté Batman Vs Superman. C’est important pour retrouver de l’espace mental et recharger les batteries, on dirait pas comme ça mais ça fait tellement du bien que je veux 3 semaines de vacances deux à trois fois par an. Prends pas un mois, 3 semaines maximum, 4 c’est cool mais tu descends trop de l’echelle et remonter sera encore plus dur après, been there, done that, never again.

Lâche un peu les réseaux sociaux, en quelques années c’est passé du fun entre potes et découverte de trucs coolos à “J’me tire la nouille sur ma life” ou “Je raconte grave de la merde avec mon gros melon mais je suis influent”, JPP de ce mood de merde, faut accepter d’être naturel, pas glorieux, un peu awkaward parfois, prendre les petites victoires et encaisser les grosses défaites. Et c’est un addict qui te le dit hein, on m’a tellement cassé les couilles depuis quelques mois que quand j’y vais, soit je shitpost, soit je RT des trucs depuis les chiottes, soit je claque un teubé qui a essayé de me rentrer dedans. Ok la dernière c’est pas bien mais faut pas taper dans les couilles du bélier si tu veux pas bouffer ses cornes (John Shaft Jr.).

Prends des self care day si tu peux, accepte de ne pas pouvoir être à 150, 100 ou même 50 % tout le temps, ceux qui prônent ces trucs là sont soit sous coke, soit sous autre chose, j’en connais un paquet et j’en ai vu tout autant s’écraser au sol dans la douleur et la déchéance. Evite les bullshit bien-être groupe etc si tu t’y sens pas safe, s’ils sont pas foutu de te faire sentir chez toi, cf 5 paragraphes au dessus, c’est de la merde.

Je romps mon serment de ne plus le faire, mais je te souhaite quand même une bonne année et une bonne survie. Reviens-moi entier humain, ça m’ferait chier d’ajouter des traits sur ma planche des tombés de ce bordel qu’est l’existence. Garde ton bouclier avec toi, garde tes proches en ligne de vue, tes ennemis en ligne de mire, tes rêves à l’horizon.

Et si tout va bien et que j’ai pas claqué de la chemise noire contre un trottoir entre temps et fini en taule, on se retrouvera dans un an pour un autre monologue plus arrosé que les soirées de l’ambassadeur.

Fare thee well friend, we’ll meet again.

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Editorial / Media / Prod Consultant • VG/Tech Journalist • Radical Podcaster • Sometimes I vent, sometimes I rant but I mean no harm, or just for a few.

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Franck E. 🦊

Editorial / Media / Prod Consultant • VG/Tech Journalist • Radical Podcaster • Sometimes I vent, sometimes I rant but I mean no harm, or just for a few.